La transparence nourrit l’imputabilité. En publiant nos données de performance environnementale, on se tient responsable de nos engagements et on offre à notre clientèle, à nos partenaires et aux autres fabricants des repères concrets plutôt que de vagues promesses de durabilité. Ce rapport couvre la performance environnementale de 3DCentral en 2025 dans quatre domaines clés : la consommation d’énergie, les pertes de matière, les émissions de la chaîne d’approvisionnement et l’efficacité d’expédition. Les chiffres racontent où on en est, le chemin parcouru et là où on s’en va.
La reddition de comptes environnementale demeure rare dans l’industrie de l’impression 3D, surtout chez les petites et moyennes entreprises. La plupart des entreprises parlent de durabilité en généralités, sans y rattacher d’indicateurs précis. On croit que l’industrie a tout à gagner de la transparence, et on encourage les autres fabricants à mesurer et à partager leurs propres données de performance. Plus il y a de points de comparaison, mieux l’ensemble du secteur peut se situer et s’améliorer.
Performance énergétique et avantage hydroélectrique
Notre usine de production de Laval, au Québec, fonctionne entièrement sur le réseau hydroélectrique québécois, qui produit plus de 95 pour cent de l’électricité de la province à partir de l’énergie renouvelable de l’eau. Concrètement, chaque kilowattheure consommé par notre parc de plus de 200 imprimantes génère environ 1,2 gramme d’équivalent CO2, comparativement à la moyenne nationale canadienne d’environ 110 grammes par kilowattheure.
Consommation d’énergie par unité
En 2025, notre consommation d’énergie par unité a diminué de 12 pour cent par rapport à l’année précédente. Cette amélioration provient de trois sources principales. D’abord, la mise à niveau du parc a remplacé d’anciennes imprimantes par des modèles plus récents dotés de moteurs pas-à-pas plus efficaces, de plateaux chauffants mieux isolés thermiquement et d’un micrologiciel optimisé qui réduit la consommation au repos. Ensuite, l’amélioration de la planification de production a augmenté le taux d’utilisation des imprimantes, ce qui veut dire moins d’énergie dépensée en chauffage à vide et en mode veille. Enfin, l’optimisation des profils de trancheur a réduit le temps d’impression moyen par unité d’environ 8 pour cent, ce qui se traduit directement par une consommation d’énergie moindre par produit fini.
La consommation d’énergie totale de notre usine a augmenté en valeur absolue à cause de la croissance du volume de production, mais l’intensité énergétique par produit, soit l’indicateur qui compte pour la performance environnementale, a diminué de façon notable. C’est ça, le modèle d’une croissance durable : augmenter la production tout en réduisant le coût environnemental de chaque unité.
Chauffage et climatisation
Les hivers froids du Québec représentent à la fois un défi et une occasion pour la gestion de l’énergie. Le fonctionnement des imprimantes génère une chaleur résiduelle importante qui, pendant les mois d’hiver, contribue au chauffage de l’usine et réduit nos besoins en énergie de ventilation. En été, un refroidissement supplémentaire est nécessaire, mais les étés modérés du Québec gardent cette charge gérable. Au net, nos coûts d’énergie liés au climat sont plus bas qu’ils ne le seraient dans des régions soumises à une chaleur extrême.
Indicateurs de pertes de matière
Les pertes de matière totales ont chuté à 4,2 pour cent du filament consommé en 2025, en baisse par rapport à 5,1 pour cent en 2024, soit une réduction de près de 18 pour cent d’une année à l’autre. Cet indicateur inclut toutes les formes de pertes de matière : les impressions ratées, les structures de support, la matière de purge, le rebut d’étalonnage de première couche et les rejets du contrôle de la qualité.
Ce qui a porté l’amélioration
L’optimisation intelligente de l’orientation d’impression a été le plus gros contributeur à elle seule à la réduction des pertes. En analysant la géométrie de chaque modèle et en choisissant l’orientation qui minimise le volume de support tout en préservant la qualité de surface, on a réduit l’utilisation moyenne de matière de support d’environ 22 pour cent dans tout notre catalogue. Cette optimisation se poursuit, au fur et à mesure que de nouveaux modèles s’ajoutent et que les algorithmes des trancheurs continuent de s’améliorer.
Les systèmes de détection précoce des échecs, qui surveillent les premières couches de chaque impression pour repérer les problèmes d’adhérence, les irrégularités d’extrusion et les ennuis mécaniques, ont réduit la matière perdue en moyenne par impression ratée. En attrapant les échecs dans les premières minutes plutôt que de les laisser rouler pendant des heures, on économise à la fois de la matière et du temps machine.
Les améliorations du contrôle de la qualité ont réduit le taux de rejet des produits finis. Une meilleure constance d’étalonnage à l’échelle du parc, des contrôles environnementaux standardisés et des tests de profils par modèle plus rigoureux ont tous contribué à ce que moins de produits échouent à l’inspection finale.
Destination des déchets
Sur le 4,2 pour cent de pertes totales, environ 60 pour cent a été trié et entreposé en vue de notre programme prévu de recyclage de filament. Le 40 pour cent restant, surtout des déchets multicolores et de la matière contaminée, est allé à la gestion des déchets conventionnelle. Notre objectif est de détourner du site d’enfouissement 80 pour cent ou plus des déchets de production grâce au recyclage maison d’ici les 18 prochains mois.
Approvisionnement en matière et chaîne d’approvisionnement
Notre gamme de filament en développement, basée au Québec, a réduit les émissions de la chaîne d’approvisionnement en raccourcissant la distance entre l’approvisionnement en matière première, la production de filament et la fabrication du produit fini. En nous approvisionnant en granules de PLA auprès de fournisseurs nord-américains plutôt que de sources outre-mer, on a éliminé le transport transocéanique de notre chaîne d’approvisionnement en matière.
L’approvisionnement local procure aussi une résilience à la chaîne d’approvisionnement. Les perturbations logistiques mondiales, devenues de plus en plus fréquentes, ont un impact minimal quand la chaîne d’approvisionnement s’étend sur des centaines de kilomètres plutôt que sur des dizaines de milliers. Cette résilience n’est pas qu’un avantage d’affaires, c’en est un environnemental, puisque les perturbations mènent souvent à des expéditions d’urgence par avion, aux émissions nettement plus élevées.
Qualité et constance de la matière
Des chaînes d’approvisionnement plus courtes améliorent aussi la constance de la qualité de la matière. Un filament qui a passé des semaines dans un conteneur à traverser un océan peut absorber de l’humidité ou subir des variations de température qui dégradent la qualité d’impression. Un filament d’approvisionnement local et de production locale arrive plus frais, plus sec et plus constant, ce qui réduit du même coup les impressions ratées et les pertes de matière.
Efficacité d’expédition et de distribution
La distance d’expédition moyenne par commande a diminué de 8 pour cent en 2025, à mesure que notre clientèle canadienne a grandi par rapport aux commandes internationales. Ce virage organique vers une clientèle locale reflète à la fois notre marketing axé sur le Canada et la prise de conscience grandissante, chez les consommateurs canadiens, que les produits fabriqués localement portent une empreinte de transport plus faible.
L’optimisation de l’emballage a réduit le volume moyen des colis de 15 pour cent grâce à des initiatives de dimensionnement juste. En ajustant mieux les dimensions des boîtes à celles des produits, on a réduit les besoins en matériau de remplissage et amélioré le taux d’utilisation des véhicules de livraison. Plus de produits par camion, ça veut dire moins de camions sur la route pour un même volume de commandes.
Notre disponibilité sur deux canaux, à la fois par notre Boutique directe et par Amazon Canada, assure que la clientèle peut recevoir ses produits par le réseau logistique le plus efficace selon sa localisation. Parcourez nos collections de canards, de gnomes et de figurines pour découvrir toute la gamme d’objets de collection fabriqués de manière durable.
Cibles et engagements pour 2026
À la lumière de la performance de 2025 et des trajectoires d’amélioration actuelles, on s’est fixé les cibles suivantes pour 2026. Réduire les pertes de matière totales à 3,5 pour cent du filament consommé grâce à la poursuite de l’optimisation d’impression et aux améliorations de la détection précoce des échecs. Lancer le programme maison de recyclage de filament, en traitant d’abord les déchets de PLA triés par famille de couleurs. Faire la transition des coussins d’emballage internes vers des solutions biodégradables. Viser une certification carboneutre pour toutes les expéditions canadiennes domestiques au moyen de programmes de compensation vérifiés. Réduire la consommation d’énergie par unité de 8 à 10 pour cent supplémentaires grâce à la mise à niveau du parc et à l’optimisation de la planification.
Ces cibles sont ambitieuses, mais atteignables compte tenu du travail déjà en cours. On rendra compte de nos progrès par rapport à ces cibles dans notre rapport d’impact 2026. Apprenez-en plus sur nos opérations, nos matériaux et notre philosophie de fabrication sur notre page À propos.
Foire aux questions
Q : Comment 3DCentral mesure-t-elle son taux de pertes de matière? R : On suit le filament total consommé (en poids) par rapport au volume de produits finis (en poids). La différence, qui comprend les impressions ratées, les structures de support, la matière de purge et les rejets du contrôle de la qualité, constitue notre pourcentage de pertes. En 2025, ce chiffre s’élevait à 4,2 pour cent, ce qui veut dire que plus de 95 pour cent de tout le filament consommé est devenu un produit fini.
Q : Pourquoi le réseau électrique du Québec fait-il une telle différence pour les émissions de fabrication? R : Le Québec produit plus de 95 pour cent de son électricité à partir de l’hydroélectricité, ce qui génère environ 1,2 gramme de CO2 par kilowattheure. En comparaison, les régions qui dépendent du gaz naturel ou du charbon peuvent produire de 400 à 900 grammes par kilowattheure. Comme l’électricité alimente l’ensemble de notre procédé de production, ce seul facteur réduit notre empreinte carbone de fabrication de 99 pour cent par rapport à une production au charbon.
Q : Qu’arrive-t-il aux produits de 3DCentral qui échouent à l’inspection de la qualité? R : Les produits qui ne respectent pas nos normes de qualité sont triés par type de matière et par couleur, puis entreposés en vue de notre programme maison de recyclage de filament. Plutôt que d’envoyer les rejets au site d’enfouissement, on prévoit broyer et ré-extruder cette matière en filament de qualité production, bouclant ainsi la boucle de la matière à l’intérieur même de notre usine.